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Le feu au poudre

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Chien Pendu
Calamity
Chien Pendu
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Chienne Pendue Alpha

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Message (#) Ven 29 Aoû - 17:08

« J’ai bien fais de le buter cet enfoiré ! »

La Calamité de Denver était en nage, harassée par une chaleur intenable dans cette carrière à ciel ouvert dont les différentes faces calcaires amplifiées la réverbération des rayons du soleil. Plutôt dans la semaine, elle avait coincé un marchand sur la route, et pour monnayer sa vie, il avait refilé des informations sur cette carrière, et notamment sur le fait qu’elle était plus ou moins gorgée de trésor telle que de la dynamite à profusion. Une fois ces quelques renseignements extirpés au pauvre bougre, lequel ne connaissait d’ailleurs pas la patronne des chiens pendus, cette dernière s’était empressée de le supprimer. C’était plus un geste de pitié qu’autre chose, car son chien lui avait salement broyé la jambe et sectionné la moitié de la main droite, et il serait sans doute mort dans les jours suivant. Bon, c’était aussi une garantie que personne à part elle n’entende parler de cette carrière aux promesses... explosives. N’empêche qu’elle était là, dans cet endroit aride, décharné, et qu’elle ne trouvait rien du tout. Elle avait bien visité quelques baraquements aux alentours, mais ils étaient pour la plupart meublés de lits, des dortoirs en sommes, sans rien d’extraordinaire. La déception.

« Il a du me refiler un tuyau de merde pour sauver sa vie. »

Comme à son habitude, la brune parlait à son chien, son seul compagnon pour cette journée pas comme les autres. D’autres chefs moins téméraires, ou plus organisés, auraient sans doute emmenés avec eux une pléiades de petits subordonnés pour explorer les lieux, mais quand on avait le cerveau complètement cramé par la drogue, et qu’on était Calamity en plus de ça, on pouvait s’en aller sur un coup de tête et se rendre compte plus tard qu’avoir eu du monde aurait permis de ratisser plus large. Les heures passèrent, et la nuit tomba sur une carrière paisible et sur une raideuse dépitée et en colère. Résignée, elle s’orienta vers un nouveau bâtiment. Les structures n’étaient pas proches dans un endroit aussi grand que celui-ci, aussi elle mit une bonne demi heure à rejoindre le bâtiment en trainant la patte, dégoutée de s’être fait bernée par un malandrin. Sa seule consolation dans l’histoire était de l’avoir tué... Quoiqu’elle aurait du le trainer avec elle dans ce trou maudit. Ainsi, elle l’aurait eu sous la main pour lui faire regretter ses petits mensonges de merde !

Après avoir soigneusement défoncée la porte d’entrée, qui était verrouillée, la raideuse installa son popotin sur une caisse. Pour le coup, il n’y avait pas un lit à l’horizon, alors qu’elle aurait bien aimé dormir. Lasse, elle alluma un feu avec des débris de bois, pour se réchauffer. A contrario de la journée, les nuits étaient plutôt froides dans le coin, et sa peau collante de transpiration lui laissait comme une petite sensation de fraicheur désagréable. Le feu aidant, la jeune femme se surprit entrain de somnoler. Une lumière sur sa gauche provoqua un réveil rapide. Le feu s’était propagé à une caisse sur le côté. Grâce à la lumière des flammes, le dessin à moitié effacé d’une explosion lui fit prendre conscience que peut être, dans cette caisse, il y avait de la dynamite. Et qui dit feu plus explosif, égal se tirer très vite. Ni une ni deux, la raideuse s’élança dehors comme un démon (elle n’est pas très copine avec le feu). Moins d’une minute plus tard, une violente explosion la propulsa sur le sol dur de la carrière. Pour un peu et elle finissait chauve mais la capuche qu’elle portait la protégea succinctement. S’ensuivit plusieurs explosions importantes, clouant la jeun femme au sol par leurs violences.

Soudainement, alors que le calme semblait revenir, après ces explosions dont l’écho était amplifié par les parois rocheuses de la carrière, le sol céda sous la bâtisse complètement explosée et en feu. Des griffemorts émergèrent de la brèche, la plupart en feu, gueulant de douleur. Les poumons en feu à cause de l’air saturé de poudre, Calamity parvint quand même à se relever et tapa un sprint vers d’autres bâtiments, situés plus loin sur sa droite. Elle ne voulait pas avoir à faire avec ces saloperies de bestioles à la force surhumaine. Heureusement, la vivacité des flammes empêchaient les créatures de voir quoique ce soit dans la nuit, et la raideuse arriva vers une bâtisse de petite taille. Elle s’écroula, hors d’haleine, devant la porte, une vive douleur dans le bas du dos. En tâtant du bout des doigts, elle identifia bien vite l’origine du mal, en la qualité d’un bout de bois fiché dans le moelleux sous les côtes.

« Ah putain de merde. »

N’empêche qu’il ne fallait pas rester là avec ces satanés bestioles dans les parages, du moins, pas devant la porte...


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Gabriella Ferrera
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Message (#) Sam 30 Aoû - 14:59

Le sergent souffla. Quoi de plus naturel dans ce genre de situation que de se plaindre des autres ? N’étaient-ils pas tous demeurés, imbéciles, déficients ? Loin d’être vexée par le rejet public qu’elle venait d’essuyer, Gabriella Ferrera restait stoïque et glacée face à la subjectivité des présupposés « soldats » avec lesquels elle devait travailler. Pas étonnant que cette république foire avec une bande de cons pareils, pensa-t-elle rageusement. Il fallait que son observateur ait été bien malchanceux de crever à ce moment précis, juste avant une mission suffisamment importante pour qu’il doive faire appel à Gabriella. On ne l’appelait pas pour rien après tout. Et voilà, maintenant qu’il fallait remplacer ce foutu observateur –bien médiocre aux yeux de la jeune femme d’ailleurs- et personne ne se portait volontaire. Ce n’était pas une mince affaire cela dit, de travailler avec elle. Par ailleurs, elle l’avouait parfaitement ; non pas qu’elle était impossible, mais bien qu’elle était exigeante proportionnellement à sa compétence.

Bon que quelqu’un s’avance, soldats ! s’était impatienté le capitaine à côté d’elle.

Mais pas un seul des gueux alignés en face de la snipeuse et de son supérieur hiérarchique n’avait osé faire un pas en avant.

Elle est folle Monsieur ! lança une voix perdue dans l’assemblée.

Gabriella fronça les sourcils de colère et entreprit de répondre avec une remarque bien placée à ce faux jeton qui se cachait quand le capitaine lui fit un signe sévère pour qu’elle se taise. Ce regard noir devait signifier en gros : « La ferme, t’es déjà assez dans la merde. ». « Mais POUR-QUOI ?? » voulut-elle répondre à ce regard. Qu’y avait-il de mal à exiger l’excellence et à opprimer n’importe quelle personne faillant à sa tâche ?! Non décidément, elle ne saisissait rien à ces gens qui ne s’attardaient que sur leurs préjugés. Un troupeau d’ignares, voilà ce qu’ils étaient. Quant à elle, elle n’avait rien à se reprocher. Elle était douée, ils étaient probablement jaloux et piteux de ne pouvoir tenir la distance à côté d’elle.

Pour moi c’est bon ! s’écria soudain une voix qui lui sembla familière.

En penchant un peu la tête pour apercevoir et jauger d’un regard dur celui qui se décidait avec tant –trop- de bonne humeur, Gaby vit apparaître Seth. Il était là, le visage calme et souriant, sortant non pas du groupe de personnes adaptées pour accompagner la snipeuse, mais de la cantine –encore ? combien de fois mange-t-il par jour ? se demanda-t-elle.

Parfait, ça ira bien, accepta le capitaine comme soulagé d’être débarrassé.

Mais c’est un alpha, capitaine ! objecta Gabriella avec véhémence.

Et un bon ! répliqua le capitaine fermement. C’est un ordre, sergent Ferrera.

Oh bordel, songea-t-elle. Gaby tourna des yeux glacés de fureur meurtrière vers l’usurpateur, l’un des deux Graham les plus imbéciles à en croire ses actions. Après tout, la dernière fois qu’ils étaient partis en mission, n’avait-il pas essayé de flirter tout seul avec un griffemort, l’alpha de surcroît ? Et la il voulait se lancer dans une aventure, un travail dans lequel se jouent des vies, en étant incompétent pour l’exercice, ignorant, en total impro. Si quelqu’un voulait son avis, elle dirait que ce type à un complexe bien placé en dessous de la ceinture. Comme quoi, il était bien frère avec Caleb, sale tête brulée.

Pourquoi tu fais ça ? lui fit-elle froidement.

L’alpha, mastodonte d’un mètre quatre-vingt-dix aux épaules larges et au regard d’enfant sage, s’arrêta en face d’elle, soudain rembruni. L’un et l’autre ne se craignaient pas le moins du monde, se mesuraient du regard régulièrement lorsqu’ils n’étaient pas d’accord ; toutefois, en cherchant très profondément, Gaby l’appréciait. Un peu.

Heu… derien ? lui lança-t-il comme à une demeurée.

Gabriella vit rouge et commença une tirade dans une rage froide, sans lâcher son interlocuteur de ses iris couleur d’acier, lui expliquant en diverses piques et remarques sadiques que s’il croyait être le bon candidat, il se trompait sévèrement, que le travail demandé n’était pas fait pour lui et qu’il l’encombrerait davantage qu’il ne l’aiderait à cause de son manque de compétence certain pour ce poste ; que sa place était partout ailleurs qu’avec elle sur cette mission qu’il allait certainement faire foirer, et qu’elle lui arracherait la glotte par les trous de nez si jamais ce devait être le cas. Arrivant à la conclusion de son sermon, elle leva un doit de professeur et le posa sur le poitrail du soldat :

Je te préviens, finit-elle par dire durement. C’est moi qui commande, que tu sois alpha ou pas, tu es là pour faire l’observateur, point barre. Alors te plante pas !

Seth, habitué à la jeune femme depuis quelques temps maintenant, resta placide face à cette remontrance.

Olala Gaby, t’es quand même plus drôle quand t’es bourrée, dit-il simplement. Personne d’autre voulait venir avec toi de toute façon…

La jeune femme resta quoi, la bouche ouverte, le doigt toujours en l’air. Elle ne finit par réagir que lorsqu’elle vit s’afficher sur le visage de l’autre l’air triomphal de celui qui lui avait cloué le bec. Elle se redressa alors, baissa son doigt et reprit son faciès impassible.

Ne m’appelle pas comme ça, lui ordonna-t-elle avant de tourner les talons pour aller s’équiper.

Gabriella considérait que seuls ses amis pouvaient l’appeler par ce diminutif affectueux, or, sans qu’elle ait jamais compris pourquoi, elle n’avait pas franchement d’amis, allez savoir… Mais peu lui importait de toute manière, la plupart des gens n’étaient pas assez bien pour lui convenir. Seulement, quoi qu’elle en pense, Seth et son jumeau n’écoutaient jamais et l’appelaient « Gaby » à tout bout de champ. Pour qui se prenaient-ils ? Ca, elle se le demande encore.


***

A dix-sept heures tapante, Gabriella se retrouva devant l’entrée, prête à partir et se réjouissait déjà de pouvoir fâcher son nouveau coéquipier de son retard. Malheureusement pour elle, Seth déboucha, bien à l’heure, d’un coin de bâtiment. Elle fit la moue.

J’ai failli attendre ! lui dit-elle quand même, juste pour pouvoir partir de bonne humeur.

Puis elle enchaîna sans lui laisser le temps de répondre :

Bon je suppose qu’on t’a dit comment ça fonctionnait un observateur…, commença-t-elle.

Laisse-moi deviner…, la coupa-t-il. Il observe ?

Fronçant des sourires sévères pour toute réponse, lui intiment subtilement de se taire si il ne souhaitait pas recevoir son poing dans sa jolie figure, elle continua :

On a signalé des agissements étranges vers une carrière et nous sommes sensés faire une mission de reconnaissance discrète. En gros, on y va, on ne se fait pas repérer, on regarde, il va falloir que tu enregistres ce que tu vois pour qu’on puisse rentrer sain et sauf pour faire notre rapport, est-ce que je dis est compréhensible pour toi ?

Ce fut au tour de Seth de froncer les sourcils, et satisfaite de voir sa colère, Gaby partit, quelque chose ressemblant à un sourire collé sur la bouche.


***

Il faisait nuit quand le duo de soldats eut la dite carrière à portée de vue. Le sergent s’arrêta et chercha des yeux un point en hauteur où Seth et elle pourraient se poster pour avoir un bon point de vue. Regardant de ses yeux perçants dans la nuit, elle ouvrit la bouche pour indiquer un mont lorsque se fit entendre une explosion. Les deux tournèrent la tête vers la carrière de laquelle aussitôt s’éleva le grondement claquant de la dynamite en feu. Se consultant du regard seulement, ils s’élancèrent en courant vers les flammes qui émergeaient soudain de la cavité.


"I'm surrounded by idiots."
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Seth Graham
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Message (#) Sam 30 Aoû - 19:19

Les journées étaient sacrément longues à l'ERGP quand on avait rien d'autre à faire que des pompes. Aussi, c'est aux alentours de midi passé que la curiosité de Seth se porta sur le petit groupe de soldats bien en ligne formé pas loin de la cantine dont il sortait. Il ne lui fallu pas bien longtemps avant de comprendre que le capitaine cherchait quelqu'un d'assez taré pour accompagner Gabriella Ferrera qui se tenait à ses côtés en mission. Le fait que personne n'ose se porter volontaire mais que quelqu'un ose tout de même traiter la snipeuse de folle – ce qui d'ailleurs n'était probablement pas une remarque totalement injustifiée – arracha un large sourire au soldat spectateur qui se retint bien difficilement d'en rire. La petit Gaby payerait sans doute bien cher pour avoir l'identité de cet honnête soldat. Face à cette scène hilarante, Seth prit tranquillement le temps de contempler les visages inquiets des soldats de la section delta, sentant que quelqu'un allait bientôt être désigné par le capitaine qui se faisait impatient. Il nota également combien Gaby avait du mal à contenir sa fureur, imaginant toutes les insultes qu'elle pouvait penser en cet instant précis. Si Caleb avait été là, il aurait probablement suffit d'un mot entre eux pour que Seth éclate bruyamment de rire. Néanmoins, il n'était pas sans cœur, et face à la détresse (si, si, ça allait jusque là face à Gaby-le-monstre !) des pauvres soldats delta, Seth osa s'incruster dans la discussion. « Pour moi c’est bon ! » Après tout, il s'ennuyait ferme ici, et il serait considéré comme un messie par la section delta. Le capitaine ne se fit pas prier et même si Gabriella protesta en voyant la tête de celui qui venait de parler, la négociation ne semblait pas être une option pour le supérieur qui avait enfin trouvé son homme. Le regard mécontent sinon furieux que Gaby posa sur lui ne faisait que rendre le soldat plus content de lui, et il s'empressa de les rejoindre tandis que les soldats restés en retrait soupiraient de soulagement en s'écartant pour laisser passer leur sauveur.

Seth se contenta de soutenir le regard mortel de la snipeuse d'un simple sourire content, presque naïf, bien qu'il soit tout à fait conscient de la fureur qu'il venait de causer. Après tout, il ne lui avait pas fallu bien longtemps pour comprendre que Gabriella ne pouvait pas s'empêcher de se la jouer grosse méchante en publique. C'était sans doute ce complexe d'infériorité réprimé qui la poussait à penser qu'elle dominait tout le monde, tout le temps. Mais en réalité, Seth savait bien qu'elle jubilait à l'idée d'avoir enfin trouvé un partenaire pour sa mission. D'autant plus qu'elle l'adorait, il en était certain. Quoi qu'elle lui en voulait peut-être vraiment pour cette fois-ci, vu la manière dont elle l'accueillit à ses côtés. Ou alors elle déversait toute sa frustration vouée à sa section delta sur lui. Dans tous les cas, ça allait être marrant : super journée en perspective donc !

Et elle commença fort en lui expliquant en long, en large et en travers pourquoi il allait être le responsable de l'échec total de cette mission. « Olala Gaby, t’es quand même plus drôle quand t’es bourrée ! » Fit il remarquer d'une voix parfaitement calme en levant les mains en l'air face au doigt accusateur que pointait la brune sur lui, faisant allusion à leur dernière mission qui avait fini de manière pour le moins originale. « Personne d’autre voulait venir avec toi de toute façon… » Souligna t-il au passage, convaincu que la petite remarque aurait son effet. Et bim, la tête qu'elle tira à cet instant était mémorable. Seth se jura de la décrire à Caleb dès qu'il en aurait l'occasion. En attendant, il savoura sa victoire en affichant un air triomphant tandis que Gabriella tournait les talons après avoir sortit une dernière petite phrase nulle pour avoir le dernier mot de la discussion, dans le déni complet face à cet échec cuisant de leur première confrontation de la journée (car oui, ça ne serait probablement pas la dernière). L'alpha l'observa donc d'un air satisfait et amusé jusqu'à ce qu'elle disparaisse avant de se tourner vers le capitaine resté à ses côtés pour l'emener jusqu'à celui qui le brieferait rapidement pour l'occasion. Après tout, au fond la snipeuse n'avait pas tort : même si le soldat était un habitué du terrain, il était formé pour tirer lui-même, pas pour observer discrétos et orienter le canon des autres.

A 17h00, Seth chargea donc son équipement sur son dos pour aller rejoindre sa nouvelle partenaire du moment. Il lui fut étrange de ne trouver que Gabriella à l'emplacement désigné. Il faut dire qu'il avait plutôt l'habitude des missions d'intervention en équipe, la section alpha n'était pas synonyme de discrétion et d'observation comme les duos de la section delta en somme. Face à la première remarque désagréable de Gaby, Seth ne flancha pas, se contentant de l'ignorer. Il avait eu droit au blabla théorique des formateurs toute l'après-midi et avait failli demander s'il pouvait encore se désister. Aussi son cerveau avait-il encore besoin de temps pour se remettre de ce trop plein d'informations inutiles à ingurgiter. Il trouva tout de même la force pour l'interrompre d'une petite réponse sarcastique : « Laisse-moi deviner… il observe ? » Bien que trouvant lui-même sa réplique hilarante, ce ne fut pas le cas de Gabriella qui se contenta de le fusiller de son éternel regard-noir-qui-tue-tout-même-les-cadavres avant de finir son speech de leader insatisfaite pour s'éloigner en bombant le torse et en affichant son habituel regard hautain si peu amical. Soupirant, Seth se résigna à la suivre. Après tout, il s'était mit tout seul dans cette galère. Il n'avait plus qu'à assumer ses conneries.

Ils arrivèrent dans la région de Front Range Peaks dans la soirée. Sachant que le campement des Grizzlis n'était pas loin, le soldat n'était pas tranquille. La snipeuse avait à peine désigné l'endroit du campement que Seth sentait que quelque chose n'allait pas tourner rond. Cet endroit ne lui inspirait tout bonnement pas confiance. Aussi lorsque l'explosion retentit au moment même où il avait laissé tomber son sac au sol, son cœur manqua un battement. Il avait d'abord cru à une attaque. Après tous certains raiders étaient probablement assez tarés pour attaquer deux pauvres personnes à coup de dynamite sans se poser de question... Il n'eut qu'un demi-tour sur lui-même à faire pour réaliser que c'était la carrière qui venait de péter ainsi au beau milieu de la nuit. Aucun doute : ça n'était pas une explosion officielle. Ni une ni deux, Seth attrapa son arme après avoir jeté un bref regard à Gabriella qui semblait penser la même chose que lui.

Ils se précipitèrent donc vers le lieu de l'explosion pour voir ce qui clochait et si d'éventuels survivants avaient besoin d'aide. La nuit et la fumée ne facilitant pas les recherches, Seth eut tôt fait de perdre patience et d'appeler directement : « Hééé ! Y'a quelqu'un dans ce merdier ?! » sans se douter un seul instant que des bestioles de l'enfer auraient tôt fait de retrouver leurs esprits et de chercher tout comme eux le coupable de cette explosion subite.
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William Hawke
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Message (#) Jeu 4 Sep - 2:40

Seul. William était tout seul et ça ne l’enchantait guère. Cette soi-disant mission ressemblait plus à un suicide, d’après lui. Et tout ça parce que Leopold-le-vieux ne savait pas repérer les gens louches. Tout avait commencé quelques jours plus tôt. Le Vieux avait acheté à une espèce de marchand une grosse cargaison de dynamite, qu’il comptait revendre un bon paquet. Seulement, l’espèce de marchand avait demandé un paiement d’avance, tout un truc qui ne sentait pas bon. Tout le monde le lui avait dit, mais comme toujours, le Vieux s’était cru plus malin que ce cher tout le monde. L’autre lui avait dit qu’il avait seulement besoin de temps pour transporter la marchandise, parce que c’était pas des crêpes, qu’il vendait. Et évidemment, une semaine plus tard, il n’y avait toujours pas de nouvelles de ce brave homme. C’est ici que Will entra en jeu. Les autres étaient tous plus ou moins occupés, alors c’est à lui que le Vieux demanda d’aller voir où en était l’affaire. Le roux n’avait rien d’un négociateur, ni d’un marchand, ni d’un quelconque combattant. Il ne parlait pas, il ne se battait pas. Pourtant, il n’essaya même pas de refuser. C’était peine perdue. Le jeune comptable prit son temps pour aller retrouver le marchand, mais il tomba sur lui plus vite que prévu. Le pauvre bougre n’avait pas bougé, il était à présent à moitié bouffé par les bêtes, laissé mort sur le sol.

William resta un moment à observer le corps du marchand. La première chose à laquelle il avait pensé, c’était que c’était bien fait pour sa gueule. Et puis il s’était dit que le soleil devait trop lui taper sur la tronche, parce que ça se faisait pas de penser un truc pareil. Du bout du pied, il essaya de chasser les insectes qui pullulaient sur le cadavre. Autant essayer de chasser le sable. Dans un soupir, il décida de récupérer les capsules qu’il avait sur lui. Après tout, il n’en avait plus besoin et c’était lui ou les raiders…

Alors qu’il commençait à rebrousser chemin pour retrouver la caravane avec laquelle il voyageait, il s’arrêta. La carrière où était entreposée la dynamite, si le marchand n’avait pas menti, ne devait pas être très loin. Aller jeter un coup d’œil ne lui coûtait rien, il décida alors d’y aller. La nuit commençait à tomber, il pourrait avancer sans être vu, d’autant que la génétique lui avait offert la nyctalopie. Ainsi le rouquin se dirigea grâce à sa mémoire, à ce que le marchand désormais décédé avait dit. Il tomba rapidement sur la carrière. C’était plus ou moins comme l’autre l’avait décrit. Sans bruit, il s’avança vers un des bâtiments mais un bruit le fit s’arrêter net. Dans l’obscurité, à quelques mètres de lui, il pouvait distinguer la silhouette d’une femme. La femme défonça allègrement la porte du bâtiment contre lequel William était appuyé. De ce qu’il voyait, elle n’avait pas l’air d’être un gentil boute-en-train. Alors il s’assit contre le mur, attendant qu’elle parte. Il resta là un bon moment, perdu dans ses pensées, le visage à demi enfoui dans le col de sa veste pour parer au froid. Il ne faisait plus vraiment attention à ce qui se passait, il était presque sûr qu’elle ne le verrait pas.

Le bruit que la jeune femme fit en sortant du bâtiment le tira en sursaut de ses rêveries et le crépitement qu’il put distinguer ne lui dit rien de bon. Pareil à la femme qui venait de se tirer, il se leva d’un bond et se mit à courir. Pas qu’il aurait pu échapper à l’explosion, mais au moins limiter les dégâts… Un jet de pierres et de morceaux de bois le balaya comme une vulgaire poupée de chiffon. Les bras sur la tête, le comptable attendit que les explosions cessent. Et quand les explosifs parurent calmés, il se redressa, crachant, toussant la poussière que l’explosion avait soulevée. Sa joue avait été coupée par un objet non identifié et il appuyait sa main dessus comme unique traitement. Assis par terre, il vit avec horreur que des griffemorts sortaient d’un trou béant sous le bâtiment en flammes. Eux aussi, étaient en flammes. Les bruits qu’ils faisaient étaient affreux et Will eut un mouvement de recul. Oui, il fallait s’éloigner de ces horribles bêtes avant qu’elles ne le voient. La femme était partie, il ne la voyait plus. Doucement, le roux entreprit de se relever quand il entendit quelqu’un gueuler. La voix qui retentit parmi les cris des griffemorts et le crépitement des flammes lui sembla familière. D’un geste, il se retourna vers la source probable. Et il le vit, Seth. Le jumeau de Caleb, son Caleb, s’il pouvait se permettre l’utilisation d’un tel possessif. Toujours sonné par le choc de l’explosion, il tituba, boitilla vers lui, et la surprise lui arracha même une phrase complète :

« Seth ?? Mais qu’est-ce que tu fous là ? »



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